Avortement de la chienne

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On parle d'avortement chez la chienne pour désigner une interruption du processus de gestation avant qu'il soit mené à terme. S'il existe des avortements naturels chez la chienne, ce terme fait souvent référence à un avortement provoqué par injection médicamenteuse, parfois appelé « Interruption Volontaire de Grossesse » (IVG) par certains vétérinaires. Si la saillie a eu lieu de manière accidentelle, le maître peut tout à fait décider de faire avorter sa chienne, mais il est important de bien se renseigner sur les risques et les conséquences d'une telle opération.

Notions générales sur l'avortement de la chienne

L'avortement de la chienne est une interruption prématurée de la grossesse avant qu'elle soit arrivée à terme. Ce processus peut être déclenché de manière médicale, notamment si un maître ne souhaite pas accueillir la portée de sa chienne. Il arrive également qu'un avortement survienne de manière naturelle.

Avortement naturel chez la chienne

Il faut noter que le processus de gestation de la chienne n'est jamais à l'abri d'un accident. L'avortement d'une chienne peut donc très bien survenir sans que cela soit la volonté du maître et sans aucun déclenchement médical.

Différentes raisons peuvent expliquer une interruption prématurée naturelle du processus de gestation : anomalie au niveau du fœtus, choc ou traumatisme, maladie de la mère, prise de médicaments, etc.

Voilà pourquoi il est conseillé de suivre attentivement la santé d'une chienne en gestation et de consulter votre vétérinaire si vous avez le moindre doute.

Avortement médical chez la chienne

En fait, le terme « avortement de la chienne » désigne plus souvent la volonté du maître de pratiquer une interruption volontaire de grossesse.

Différentes raisons peuvent pousser à vouloir déclencher un avortement médical :

  • La saillie n'était pas désirée, et le maître n'est pas en mesure d'accueillir des chiots.
  • La saillie était accidentelle et provoque un croisement non désiré.
  • L'état de santé de la chienne (apathie, faiblesse, fracture du bassin, etc.) est trop préoccupant pour mener la gestation à terme.
  • Le mâle est un chien de grande race et la mise bas pourrait mettre en danger la santé d'une chienne de petite race.

Selon les cas, la décision de l'avortement peut être suggérée par le vétérinaire ou exigée par le maître. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'une décision à ne pas prendre à la légère, car elle peut avoir un certain impact sur la santé de la chienne.

Bon à savoir : essayer d'interrompre l'accouplement de deux chiens peut s'avérer dangereux pour le mâle, comme pour la femelle. Si la saillie a déjà commencé, il est trop tard pour intervenir.

Déroulement de l'avortement de la chienne

Lorsque la saille n'a pas pu être évitée, il est important de se renseigner sur l'IVG de la chienne. N'hésitez pas à consulter un vétérinaire juste après la saillie, de manière à ce qu'il vous détaille les options et la marche à suivre.

Bon à savoir : seul un vétérinaire peut pratiquer l'avortement de la chienne.

Types d'avortements médicaux pour une chienne

Il existe trois méthodes principales d'avortement médical pour une chienne :

  • L'injection d'aglépristone : 2 injections sont réalisées à 24 heures d'intervalle. Un tel procédé peut être mis en place juste après la saillie. C'est la technique d'avortement vétérinaire la plus souvent utilisée.
  • L'injection de prostaglandine :3 injections sont réalisées à 2 jours d'intervalle. Ce procédé est mis en place uniquement si la gestation est confirmée. Une hospitalisation est généralement nécessaire pour prendre en charge les effets secondaires (notamment des troubles digestifs).
  • L'avortement chirurgical : en dernier lieu, et si vous ne souhaitez pas que la chienne se reproduise par la suite, la stérilisation peut être un bon choix. Cette solution limite les effets indésirables et les risques, et elle a l'avantage d'être définitive. Naturellement, c'est un choix à proscrire sur une chienne destinée à la reproduction.

Remarque : si le recours à l'aglépristone est la solution la plus fréquemment choisie, l'idéal reste de demander conseil à votre vétérinaire, de manière à explorer toutes les options.

Moment auquel il faut faire avorter une chienne

Autant se faire que peut, il est vivement conseillé d'avorter une chienne uniquement si la gestation a effectivement lieu.

Toutes les saillies n'entraînent pas la gestation. Comme l'avortement médical a certains effets indésirables, il reste préférable de ne pas effectuer un avortement inutile.

Il est possible d'avorter une chienne :

  • de 0 à 45 jours suivant la saillie dans le cas d'une injection d'aglépristone ;
  • dans les 30 à 40 jours suivant la saille (et uniquement si la gestation est avérée) dans le cas d'une injection de prostaglandine ;
  • préférablement dans les 3 à 5 jours suivant les chaleurs dans le cas d'une stérilisation de la chienne.

Une fois encore, votre vétérinaire est le mieux à même de vous informer et de vous conseiller.

Bon à savoir : il est possible d'être certain de la gestation entre 3 et 4 semaines suivant la saillie. Des examens préliminaires permettent de savoir un peu plus tôt si la gestation est possible ou non, mais sans certitude.

Risques de l'avortement provoqué chez la chienne

Comme tout traitement médical ou opération chirurgicale, l'IVG chez la chienne n'est pas sans risques.

Un avortement provoqué chez la chienne peut avoir différentes conséquences :

  • L'IVG peut provoquer douleurs, réactions inflammatoires ou troubles digestifs, et nécessiter l'hospitalisation de la chienne.
  • L'avortement peut favoriser les affections de l'utérus et entraîner des complications.
  • S'ils sont rares, les échecs d'un avortement provoqué restent envisageables.

Remarque : il convient malgré tout de nuancer les risques d'un avortement de la chienne dans certains cas. Il arrive en effet que mener la gestation à terme est plus dangereux que de l'interrompre.

Prévention de l'avortement de la chienne

Vous aurez compris que l'idéal reste d'éviter toute nécessité d'avortement de la chienne. Outre les dangers qui pèsent sur la santé de l'animal, faire avorter une chienne est une opération assez coûteuse (en particulier pour les grandes races de chien).

Dès lors, il existe 2 solutions principales pour éviter d'avoir affaire à ce type de problème :

  • Si la chienne n'est pas destinée à la reproduction, nous vous conseillons vivement de la faire stériliser. Cela réglera définitivement le problème et aura l'avantage de limiter les risques de cancer et de tumeurs mammaires chez la chienne, mais aussi les troubles du comportement liés aux chaleurs.
  • Pour une chienne reproductrice, il est conseillé de mettre en place une surveillance constante de l'animal durant ses chaleurs. La tenir enfermée à l'intérieur et en laisse en extérieur limite les risques de saillie non désirée.

Conseil : pensez à faire attention à la fugue du chien ou à l'arrivée de mâles inconnus lors des chaleurs de la chienne. Disposer d'un terrain parfaitement clôturé ou d'un chenil pour chien reste un bon moyen de limiter les risques.

Coût de l'avortement d'une chienne

Reste à évoquer le facteur financier d'une telle opération. Il faut comprendre que l'avortement d'une chienne peut être assez coûteux :

  • Un avortement médical par injection peut coûter entre 100 et 250 €, selon le poids de la chienne.
  • La stérilisation de la chienne coûte entre 300 et 350 €.

D'autres frais peuvent s'ajouter, notamment ceux liés à l'échographie ou aux analyses de sang.

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