Chien agressif

Écrit par les experts Ooreka

Un chien agressif ou destructeur, la propreté du chiot et la solitude sont les sujets qui motivent le plus de consultations. S'agit-il de troubles du comportement ? De comportements déviants ? Est-ce une question d'apprentissage ? Comment y faire face et surtout en comprendre les origines.

L'agressivité chez le chien

Qu'est-ce que l'agressivité ?

L'agressivité se caractérise par une tendance à attaquer un individu ou tout objet susceptible d'entraver une satisfaction immédiate :

  • Elle n'est pas synonyme d'agression, car il n'est pas rare que des troubles du comportement chez l'enfant ou l'adolescent aient une origine agressive (mensonge, fugue, conduites marginales, troubles alimentaires).
  • Ce sont surtout les actes liés à cette agressivité qui retiennent notre attention : menace, violences, crimes, mimiques et gestes provocateurs, etc.

Quelles sont les conduites agressives chez l'animal ?

Au niveau animal, on ne parle jamais d'agressivité, mais plutôt de conduites agressives qui sont d'ailleurs des conduites ou comportements programmés (phylogénétiques) pour l'obtention d'un bénéfice spécifique. Il n'y a jamais de telles conduites qui soient produites sans une bonne, voire excellente raison. Il faut d'ailleurs bien distinguer la menace de l'agression elle-même, la première n'étant pas, par essence, un prélude automatique à la seconde, bien au contraire.

La menace

La menace est une forme de communication qui sert à intimider, dissuader, conquérir, dominer, tester :

Chien agressif Thinkstock
  • Elle est généralement la manifestation d'un état émotionnel du sujet (peur, ambiguïté, inquiétude, incompréhension, insécurité).
  • Une menace est une menace, pas le prélude à une agression, car tout au contraire elle a pour but de l'éviter (notamment chez les chiens).
  • Elle est indispensable à la communication entre les individus.
  • En fonction de la réponse, l'animal pourra :
    • fuir ;
    • se soumettre ;
    • apaiser ;
    • appeler au jeu ;
    • augmenter d'intensité (passage à l'agression).

Il n'y a pas d'interactions entre chiens sans menace plus ou moins prononcée, à un moment ou un autre, dont les manifestations sont :

  • le grognement ;
  • le claquement de dents ;
  • la posture de tête ou de queue ;
  • le hérissement du poil du cou ;
  • le léger retroussement des babines ;
  • voire un simple regard appuyé.

En outre, un chien qui menace est un chien qui fonctionne bien et il faudrait toujours prêter la plus grande attention à cette attitude, en comprendre le déclencheur, mais jamais l'empêcher. Empêcher un chien de menacer, c'est avoir toutes les chances de l'instrumentaliser : un chien voyant que sa menace n'a aucun effet ne va plus menacer, mais directement attaquer, mordre. Dans ce cas, revenir en arrière est quasiment impossible (mais pas sans solution).

L'agression

L'agression est pour le chien l'ultime moyen de faire cesser une situation inextricable ou sans issue, sans pour autant être monolithique, même avec un autre chien :

  • S'il est bien socialisé, sa morsure sera proportionnelle à la situation, d'un simple pincement jusqu'à une morsure délabrante (avec secouement).
  • Si un chien agresse cela signifie :
    • soit qu'il n'a pas été bien socialisé (maltraitance par exemple) ;
    • soit qu'il est instrumentalisé ;
    • soit que sa menace n'a pas été prise en considération ;
    • soit qu'il se trouve dans un endroit exigu (sans possibilité de fuite) ;
    • soit qu'il est lui-même véritablement menacé (conflit ou domination/soumissions).

Tous les cas d'agression, même mineure, devraient faire l'objet d'une étude approfondie afin de mieux en comprendre les ressorts, mais d'une manière éthologique uniquement. Car il n'existe pas d'agression sans une bonne raison du chien (biologique voire pathologique).

Bon à savoir : jamais un animal ne fait du mal ou tue par plaisir ; le chien moins que tout autre.

Les morsures

Quand le chien n'a plus d'autre solution pour faire cesser une menace, il mord. S'il est bien socialisé, celle-ci doit avant tout être graduelle, comme la légitime défense, proportionnelle à la menace ou l'état émotionnel qui la sous-tend :

  • Pincement :il s'agit d'un coup de semonce qui dit « après ce sera la guerre » :
    • Ignorer la menace, puis cet avertissement, est suicidaire ou du moins inconscient.
    • Le chien avertit qu'il ne faut pas aller plus loin (avertissement) et que cette agression doit être prise au sérieux.
    • Entrer en conflit (autoritarisme) avec le chien à ce moment est de nature à favoriser tout comportement « agressif ».
    • Ce comportement peut toutefois se manifester lors de l'approche du frigo ou du placard à nourriture, la cuisine s'il y mange, son tapis : il s'agit d'une défense des ressources parfaitement naturelle.
  • Morsure prononcée :lorsque le chien mord pour « faire mal » et qu'il fait véritablement mal (blessure), c'est que « sa » limite est dépassée soit de sa part (tension, excitation, menace, incompréhension, etc.), soit de la nôtre (autoritarisme, intervention, crainte). Un chien ne devrait jamais mordre un humain sans motif essentiel, sauf comportements ludiques (fixation des limites).
  • Morsure délabrante :ce type de morsure est caractérisé par le secouement de la tête ayant pour objet de tuer (secouement létal) ou causer une blessure grave. Il est typique d'une atteinte grave à son intégrité, sa peur, son « instinct » prédateur, son instrumentalisation (influence de l'homme).

La moindre morsure, qu'elle soit ludique, défensive ou conflictuelle, nécessite la plus grande attention et analyse. Elle n'est jamais le fruit, au niveau animal, d'une inconséquence (qui n'est pas cohérent), mais toujours d'une conséquence (logique, nécessaire).

Chien agressif : les causes endogènes (internes)

Certaines causes de conduites agressives peuvent être totalement liées à l'individu, qu'elles soient biologiques ou pathologiques.

Origines biologiques chez la hyène

Certaines espèces ont une agressivité apparente extrêmement développée. C'est le cas, par exemple, de la hyène :

  • Sa programmation biologique est caractérisée par un taux très élevé, toute l'année, de testostérone, alors que chez beaucoup d'autres animaux celui-ci n'augmente qu'en période de reproduction.
  • Cela s'est développé par rapport à son environnement extrêmement dangereux et concurrentiel (autres prédateurs). Or, la structure sociale très spécifique de la hyène en est la conséquence (reine génétique et omnipotente).

A contrario, les bonobos ont développé un « antidote » à l'agressivité via une activité sexuelle frénétique qui a pour but d'éviter tout conflit.

Bon à savoir : la testostérone n'est pas une hormone de l'agressivité, mais a seulement une action désinhibitrice qui favorise des conduites agressives ; l'hormone (neurohormone) qui participe le plus aux conduites agressives étant la dopamine (adrénaline).

Origines biologiques chez le chien

En ce qui concerne le chien, sa structure sociale ne tend qu'à un but : l'évitement des conflits dont l'inhibition à la morsure en est un aspect majeur. Il existe toutefois une programmation biologique qui peut provoquer des conduites agressives :

  • C'est le cas du mouvement de fuite (chat, autre chien, joggeur, cycliste, enfant, etc.) qui tend à déclencher une décharge d'adrénaline provoquant le démarrage du chien.
  • Également, un fort stress ou des tensions (excitation, peur, par exemple) via la noradrénaline peuvent engendrer une agressivité.
  • Il peut enfin exister des dérèglements hormonaux (testostérone, dopamine). Une régulation chimique (et non pas la castration physique) en vient alors généralement à bout.

L'ostéopathie peut aussi permettre de stimuler la noradrénaline (antidépresseur naturel) pour réguler la production d'adrénaline. Il y a d'ailleurs un geste que l'on peut apprendre très facilement à faire soi-même :

  • Mettez-vous du côté de la queue du chien.
  • Pincez doucement la peau à 2 mains, avec 2 doigts (pouce, index), de chaque côté de la colonne vertébrale.
  • Puis, continuez de pincer la peau tout en la faisant rouler et en remontant lentement jusqu'à la base du crâne.
  • À répéter et pratiquer régulièrement.

C'est un geste qui devrait être enseigné à tout propriétaire de chien tant il lui procure une sensation de bien-être puissante et favorise sa relation à nous (confiance, sécurité).

Origines pathologiques

Toute maladie, handicap ou dégénérescence se caractérise par un état de faiblesse du chien qu'il ressent comme étant une vulnérabilité :

  • La taille des oreilles et la coupe de la queue peuvent provoquer des problèmes de communication de la part d'autres chiens car il manque des signaux liés à leur présence ou non. Mais le chien lui-même n'en ressent pas forcément les effets (même s'il reste regrettable que l'on continue ces pratiques pour une simple question de « standards » non naturels). De même, l'amputation ou l'atrophie d'un membre ou la paralysie du train arrière ne provoque pas d'effets secondaires agressifs si le chien peut retrouver sa mobilité (roulettes, prothèse).
  • Par contre, de nombreuses affections peuvent très largement diminuer le seuil de déclenchement de conduites agressives : de la fièvre au traitement douloureux, de la douleur proprement dite (reins, maladie parodontale, arthrose, rhumatismes, blessure, plaie, etc.) à la perte partielle, totale ou progressive de sens (ouïe et vue surtout). Les effets peuvent aller de l'automutilation (agression envers soi) aux conduites agressives « préventives » (menace) ou réactives (réflexe).

Une simple adaptation du cadre de vie et au relationnel suffit alors, temporairement ou à demeure (pathologie chronique), pour bien gérer la situation.

Causes exogènes (externes)

La majorité des comportements du chien dits agressifs ont des causes exogènes, c'est-à-dire non biologiques ou pathologiques. Elles peuvent être naturelles, conditionnées, relationnelles ou instrumentales.

Causes naturelles

L'orage, ou plutôt la caractéristique météorologique qui le définit, est une cause souvent ignorée, pourtant naturelle, de conduites agressives ou de comportements destructeurs (ce qui est aussi une conduite agressive) :

  • Un animal, comme le chien, n'a pas peur de l'orage, seulement des violents coups de tonnerre et de foudre dont il ne peut pas imaginer l'origine, mais peut aussi en souffrir sans cela.
  • En effet, l'orage est une zone de dépression qui fait donc baisser la pression atmosphérique. Cette variation a une incidence sur l'ouïe très développée du chien (l'oreille interne), pouvant lui causer des douleurs importantes, un peu comme nous en avion ou en altitude.

Souvent, face à un orage, un ouragan, une tempête, les animaux fuient, justement pour échapper à cette douleur, parfois avant même que le phénomène éclate. Suivant la sensibilité plus ou moins grande d'un sujet, une simple zone de mauvais temps (dépression) peut suffire à déclencher cette douleur. Il pourra essayer d'y échapper :

  • en tentant de se réfugier sous un meuble ;
  • en courant en tous sens ;
  • en hurlant « à la mort » ;
  • en utilisant cette soupape de sécurité propre à un animal comme le chien : l'agression redirigée sur un objet ou un humain, surtout si celui-ci tente de mettre fin à son comportement de manière autoritaire.

La machine à laver, la télévision, l'aspirateur, un transformateur... peuvent avoir presque les mêmes effets que l'orage. Tous ces appareils émettent des fréquences (et non pas un bruit) dont certaines peuvent être douloureuses pour l'oreille interne du chien.

À noter : la sécheresse, la déshydratation, la soif, la malnutrition ou la faim (réelle) peuvent aussi être un facteur de cette douleur.

L'agression redirigée

L'agression redirigée, parfois nommée comportement destructeur, est un comportement naturel et commun à beaucoup d'animaux. Il s'agit pour ceux-ci de rediriger leurs tensions, leurs incompréhensions, leurs états émotionnels vers un objet de substitution qu'ils vont agresser sans vergogne :

  • Cette agression spécifique s'exprime beaucoup dans les comportements ludiques qui sont des comportements d'apprentissage sociaux, tout autant avec l'homme qu'avec d'autres chiens.
  • Permettre à un chien d'exprimer ce type de comportement est un gage de pouvoir rediriger son « agressivité » sur un objet inerte plutôt que vivant.

Bon à savoir : un chien de recherche (drogue, billets, explosifs, etc.) fonctionne sur ce même phénomène car sa concentration (tension et excitation) sur l'objet de sa recherche est telle qu'il lui faut ensuite un exutoire à cette tension extrême, un « doudou » qui n'est pourtant qu'un objet de substitution.

Causes olfactives

Le flair est l'un des organes majeurs de perception du chien (avec l'ouïe). De nombreuses odeurs qui nous sont imperceptibles sont à même de modifier ses comportements :

  • phéromones de peur ;
  • chienne en chaleur aux alentours ;
  • charogne à proximité ;
  • taux de testostérone ou d'adrénaline élevé chez un autre chien ou du gibier (proie).

Le plus simple, dans ce cas, est de favoriser sa relation à nous (confiance, fiabilité) pour limiter drastiquement les effets.

L'influence de l'expérience

L'humain a une mémoire évocative (suggestive) alors que celle du chien est associative :

  • Un bâton, une casquette, un journal sont pour lui des objets sans signification.
  • Par contre, frappez un chien avec l'un d'eux et très vite l'association homme + l'objet sera liée au danger, à la menace, à la douleur, et tout homme avec un objet similaire le sera à son tour. Que dire d'une main qui servirait à le frapper ou le soumettre de force (punition) ?
  • On peut retrouver cela avec des soins vétérinaires douloureux : blouse blanche ou bleue = douleur.

Dans cette situation, aucune punition physique ne peut avoir d'autre effet qu'une aversion dont le chien se forgera une expérience étendue à toute situation similaire (association objet-menace), à laquelle il répondra par un comportement totalement adapté de son point de vue, phylogénétique (programmé) : la conduite agressive, avec ou sans menace.

Mouvement de fuite

Fuir, courir, s'agiter (mouvements brusques) sont de nature à provoquer une décharge d'adrénaline susceptible de provoquer une agression (poursuite ou morsure). C'est toute la phase de socialisation (et non pas obéissance), commençant au plus jeune âge chez le chien (4 semaines) et se poursuivant toute sa vie, qui permet d'en réguler notablement les effets, voire les inhiber (naturellement). Cela est vrai tout autant avec les congénères que d'autres espèces et l'humain.

Comportements ludiques

Ce sont les comportements ludiques qui sont les plus à mêmes de favoriser une bonne gestion des conduites agressives, par le chien lui-même, naturellement, principalement par l'inhibition à la morsure (limites).

Excitation

La montée en excitation d'un chien, que ce soit en matière de jeu (comportement ludique), de menace, de tensions (stress, par exemple), est régie par le taux d'adrénaline (désinhibition) et par le comportement social. Un simple geste peut très souvent suffire à le faire tomber :

  • apaisement ;
  • interruption du jeu (limites) ;
  • signification d'un mécontentement (posture et non pas punition) ;
  • gestuelle (stop et apaisement) ;
  • redirection vers un objet (agression redirigée).

Comportements sociaux

L'un des comportements sociaux majeur du chien est la défense des petits ou des jeunes. Chez le loup, calmer ses ardeurs est parfois essentiel pour ne pas attirer l'attention d'autres prédateurs ou autres meutes. Le chien procède de la même façon, mâles comme femelles sans distinction (sauf les premières semaines où seule la chienne veille sur les chiots). D'ailleurs, les agressions d'enfants par des chiens « errants » ou détachés inconnus sont souvent dues à cette agitation qu'ils tentent de faire cesser. Enfin, la menace est également un comportement social par excellence permettant entre chiens :

  • la fixation des limites (inhibition à la morsure) ;
  • l'évitement des conflits (rituels) ;
  • l'apaisement des tensions (état émotionnel).

Bon à savoir : il n'existe pas de comportement de domination interspécifique, c'est-à-dire une domination entre des membres de 2 espèces différentes (le chien et l'homme, par exemple) ; les causes viennent d'ailleurs et doivent être analysées sérieusement avant de mettre en place une quelconque solution (comportementaliste).

Défense des ressources

Ce qui est souvent présenté comme une défense du territoire chez le chien est en réalité une défense des ressources, le chien n'étant pas un animal territorial, comme le loup d'ailleurs. Simplement, il défend :

  • sa zone alimentaire ;
  • sa zone de sécurité ;
  • sa zone d'interactions sociales.

C'est en général une question de « proxémie » qui peut être assez simple à gérer.

Instrumentalisation

L'instrumentalisation est l'une des causes majeures des agressions, tout autant vis-à-vis d'autres chiens que de l'homme, dans sa famille comme avec autrui. La menace du chien étant ignorée ou empêchée, le chien va omettre l'étape de l'agression dirigée ou de la menace et passer directement à l'agression (morsure) de la personne en question. Mais on peut retrouver d'autres exemples d'instrumentalisation :

  • Une dame, retraitée et veuve, avait un Bichon de 5 ans : Lorsqu'elle rentrait chez elle, se mettait sur son canapé, allait au lit (le chien dormait avec elle), se réveillait ou autre, le chien s'asseyait, baissait les oreilles, montrait les dents et grognait. En retour, elle se mettait à 2 centimètres de sa gueule, lui montrait les dents et grognait à son tour. Jamais mordue depuis les 3 mois du chien, elle avait en revanche des soucis avec ses proches car le chien faisait la même chose et même mordait, parfois violemment, si l'on tentait de l'approcher.
  • On peut analyser ce comportement agressif de la manière suivante :
    • C'était en fait un rituel entre lui et elle, totalement en décalage avec le comportement en question (menace).
    • Cela constituait une instrumentalisation comportementale de la part de cette dame, inconsciente de la conséquence de ses actes, uniquement avec les humains car ce chien n'avait aucun problème avec d'autres chiens qu'il rencontrait.
    • Était-ce pour autant un chien agressif ?

De nombreux autres cas, moins flagrants certes, peuvent être analysés de la même façon, sans nécessiter de rééducation ou pire (euthanasie).

Chien agressif : types de conduites agressives

Il ne peut pas y avoir de généralisation des conduites agressives, chaque individu (chien) en ayant sa propre expérience ou non expérience.

Avec d'autres espèces

Sans connaissance, expérience, socialisation avec d'autres espèces, le comportement du chien sera systématiquement phylogénétique (programmé) : prédation, défense des ressources, concurrence, inquiétude, etc. Notre relation au chien sera déterminante (attentes) pour en améliorer les interactions.

Chien agressif : types de conduites agressives Keith Levit/123RF

Avec d'autres chiens

Les conduites agressives entre chien ont fait l'objet d'une classification dite classification de Moyer (consultable sur Internet). Celle-ci est pourtant peu utilisable, car elle ne concerne que les chiens libres, sans intervention humaine. Or, la très grande majorité des conduites agressives entre chiens provient de l'influence humaine (intervention, crainte de notre part, instrumentalisation). C'est notamment le cas lors de la marche en laisse via les signaux que nous envoyons au chien dans cette situation particulièrement « sensible ». Des chiens bien socialisés aux congénères devraient donc pouvoir se gérer entre eux sans problème majeur et sans intervention.

Avec l'humain

On peut distinguer 2 types de conduites agressives avec l'humain :

  • Au sein de la famille : c'est principalement un défaut de communication qui en est la cause. Il est essentiel de ne jamais ignorer ni empêcher la menace (autoritarisme, soumission de force, conflit), mais la comprendre :
    • Les causes peuvent être multiples et diverses, mais jamais sans raison de la part du chien.
    • L'assistance d'un comportementaliste peut être déterminante pour en comprendre les causes et mettre en place la bonne solution (parfois avec un éducateur).
    • Ces causes seront toutefois toujours en lien avec des comportements phylogénétiques (programmés) ou ontogéniques (vécu).
  • Vis-à-vis d'un inconnu : se poser la question du pourquoi est rarement, avec raison, celle que l'on se pose vis-à-vis d'un chien inconnu menaçant. Lui faire face, qu'il soit petit ou grand, de races « gentilles ou méchantes », est une erreur grave, pour nous comme pour lui :
    • Là encore les causes peuvent être multiples et diverses et leur analyse sera prépondérante pour que le propriétaire (s'il est réceptif...) sache quoi faire.
    • On peut quand même dire que face à un chien inconnu menaçant, la meilleure solution est de garder son calme, ne plus bouger, ne surtout pas courir ou crier et reculer lentement. Si le lieu est trop exigu, il est recommandé de cacher ses mains, s'accroupir et ne plus bouger jusqu'au départ du chien.

Le problème de l'euthanasie

Beaucoup trop de chiens « agressifs » sont euthanasiés pour des raisons sans fondements, sans aucun procès digne de ce nom (défense) :

  • Un chien qui a mordu mordra-t-il encore ? C'est vrai et surtout faux et à la fois. Il ne mordra que pour la même bonne raison de son point de vue, selon ce que nous faisons (ou non) du chien.
  • Faut-il alors le dresser ? Et s'il était possible d'agir tout autrement (via un comportementaliste) ? Est-ce que cela ne vaudrait pas la peine d'essayer ?

Un chien ne sera « agressif » que par ce que nous en ferons, selon notre relation à lui. C'est un pacifiste dans l'âme (essence, programmation génétique) qui ne demande qu'à vivre en paix avec nous. Il reste pourtant un chien avec ses comportements de chien, qu'il faut comprendre avant tout (et c'est simple), bien avant de lui faire comprendre ce que nous voulons qu'il comprenne.

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