La relation de l'homme au chien

Écrit par les experts Ooreka

La relation du chien à l'homme est largement analysée, décortiquée et commentée. Mais qu'en est-il de la relation de l'homme au chien ? Et quelle peut être l'influence de cette relation sur les comportements du chien ? Comprendre cela permet surtout au maître ou futur maître d'un chien de choisir de la meilleure manière possible son chiot, lors de l'achat ou de l'adoption.

Relation de l'homme au chien : qu'elles sont les attentes lors du choix d'un chien ?

Choisir un chien, celui-ci plutôt qu'un autre, est-il innocent ou procède-t-il d'attentes conscientes ou inconscientes à son égard ? Une classification de ces attentes peut-être proposée, à considérer avec prudence car les limites sont parfois floues et plusieurs types peuvent se conjuguer.

Le chien utilitaire

Garde, chasse, traque, pistage, guide d'aveugle, conduite de troupeaux, les utilisations du chien sont très nombreuses et les attentes envers lui spécifiques ; la performance arrivant en premier lieu. On en distingue plusieurs variantes :

  • L'extrême utilisation de ce type de chien a été atteinte, lors de guerres, lorsque l'on fixait des mines sur le dos d'un animal pour aller se jeter sous des chars.
  • Le chien de cirque est aussi un chien utilitaire avant tout. En revanche, un chien utilisé pour tirer des enfants dans une charrette le dimanche en famille n'en est pas un.

Le chien miroir

Trophée, prix, coupe sont autant de critères qui caractérisent les attentes de l'homme avec ce type de chien :

  • C'est l'aura qu'il projette sur ses propriétaires qui est recherchée.
  • C'est tout autant au niveau de la lignée (Livre des Origines Français) que de la beauté ou du sport que l'on trouve ce type d'attentes (recherche de champions).
  • Certains chiens sont aussi associés à des standards sociaux ou culturels (voire publicitaires). En posséder un permet d'en affirmer ou d'en revendiquer le statut ou l'image.

Le chien prothèse

Si le chien d'aveugle vient combler en partie un déficit visuel ou physique, c'est avant tout un chien utilitaire. Le chien prothèse, quant à lui, tend à venir combler un manque, réel ou supposé, psychique ou physique :

  • Avoir des « défauts » physiques apparents et un magnifique chien à ses côtés est de nature à gommer l'apparence de la personne en question.
  • Être de nature chétive, timide, mal assurée, craintive ou inquiète et avoir un molosse près de soi tend à pouvoir mieux s'affirmer.

À noter : l'inverse est nullement réciproque ; ce n'est pas forcément l'image renvoyée par les autres qui est importante, c'est plus souvent  l'image que son propriétaire se fait de son chien.

Le chien substitut

Il s'agit du type de chien souvent utilisé pour combler des carences affectives :

  • Ce peut être simplement pour combler un vide : départ des enfants de la maison, veuvage, désocialisation, isolement, etc.
  • Ou bien cela peut constituer un véritable objet de substitution : maternage, pouponnage, habillement, soins, médicalisation (hypocondrie), etc.

Le chien esclave

Le terme « esclave » peut paraître exagéré, mais il reflète assez bien le désir d'omnipotence qui sous-tend l'attente du maître envers ce type de chien, sans même évoquer la maltraitance qui en est le degré extrême. Cette catégorie présente souvent les caractéristiques suivantes :

  • dominer le chien ;
  • le faire obéir (parcours sur ordre sans faute) ;
  • le promener sans laisse le nez dans le pli du genou ;
  • obtenir une obéissance « aveugle », immédiate et sans condition.

Dans ce cas, la relation au chien est principalement conditionnée à sa soumission et son obéissance.

Le chien objet

Parfois aussi nommé « chien peluche », ce type de chien est souvent acheté ou adopté :

  • pour les enfants, comme cadeau ;
  • ou juste sur une pulsion.

Mais dès qu'il gêne, n'amuse plus ou lasse, il est jeté (abandon, euthanasie). Il arrive pourtant qu'un autre le remplace, avec le même sort et pour les mêmes raisons futiles.

La relation de l'homme au chien Jozef Polc / 123 RF

Le chien social

Parfois aussi nommé « chien alibi » ou« médiateur », le chien social peut permettre à des personnes qui ont du mal à aller vers les autres de tisser des liens :

  • Cela peut être simplement en suscitant un sourire lors d'une promenade : le chien attire pratiquement toujours le regard et un minimum de réactions positives.
  • Le chien est à même de modifier le regard des autres, d'attirer leur attention, voire leur compassion, leur générosité, de la solidarité.

Le chien compagnon

Ce type de chien incarne le chien type qui accompagne juste l'homme dans sa vie de tous les jours :

  • En général, c'est d'abord et surtout un chien et s'il n'était pas là, quelque chose manquerait. Il partage à peu près tout avec son propriétaire qui n'attend de lui qu'être un bon chien, un bon toutou qu'il est d'ailleurs toujours.
  • Il lui confie volontiers ses chagrins, ses soucis, sa joie et autres et, en général, quand on voit le maître, le chien n'est jamais très loin et inversement.
  • La simple présence du chien suffit souvent, mais ses débordements sont aussi attendus.
  • Maître et chien se comprennent souvent d'un geste ou d'un regard.
  • On trouve beaucoup de ces chiens auprès d'enfants, avant qu'ils aient besoin d'affirmer leur autorité. Mais ce type est loin d'être rare auprès de l'homme adulte.
  • On les remarque moins que les autres car ils n'ont rien à montrer, juste le besoin d'être ensemble.

Bon à savoir : il existe aussi le « chien effet de mode », qui n'est pas une vraie catégorie ; avoir le même chien qu'une star ou une race rare, voire la dernière en date, sont des critères de choix faisant appel aux mêmes raisons que celles citées ci-dessus.

Le mimétisme

Qui n'a jamais pensé qu'untel ressemblait à son chien ou vice versa ? C'est intéressant au niveau du processus mis en œuvre dans le mimétisme, puis dans ses applications.

Quel processus ?

Le mimétisme est une stratégie adaptative d'imitation. Il est différent du camouflage qui est de se fondre dans un environnement pour ne pas se faire remarquer (couleurs, par exemple). Au contraire, le mimétisme implique un mécanisme de coévolution (transformations entre deux espèces basées sur une influence réciproque) mettant en jeu 3 types :

  • L'espèce servant de modèle : le modèle n'est pas l'homme lui-même, mais l'attente qu'il a du chien. On ne cherche pas de lui qu'il soit comme nous, mais qu'il corresponde à la vision que nous voulons en donner.
  • L'espèce imitatrice : la coévolution de l'homme et du chien, modelée par des attentes, va tendre à faire adopter par l'animal les codes propres à ces attentes (apparence, comportements). Le chien va donc devenir l'imitateur de ces codes, en projetant l'image sur son propriétaire.
  • L'espèce dupée : c'est bien là l'objectif du mimétisme, duper. L'un de ses buts, et pas seulement, est de pouvoir proposer un « idéal » admis par un congénère, rendant possible certains comportements en retour. C'est bien ce qui est attendu : proposer, à travers le chien, une vision idéalisée de soi.

Qui se ressemble s'assemble ?

On dit souvent « tel maître, tel chien ». Si le chien va tendre, par coévolution, à répondre aux attentes de son maître, son aspect va lui aussi chercher à être conforme à l'image de celles-ci :

  • Si son apparence est assez proche de celle de son propriétaire, elle facilitera le transfert de l'image idéale.
  • Mais une apparence totalement différente entre le maître et le chien peut aussi être considérée comme du mimétisme puisqu'il est attendu une projection (cas du chien prothèse, par exemple).

On peut donc dire que la majorité des types de chiens recensés a pour but de s'assembler avec l'homme en vue de se ressembler. C'est réellement un processus mimétique. Cependant, est-ce sans conséquence pour le chien ?

Relation de l'homme au chien : troubles possibles chez le chien

Il existe des troubles spécifiques à certains de ces types de chien. Ils vont se manifester sous deux formes principales : les troubles biologiques et les troubles comportementaux.

Troubles biologiques

Sous l'influence de l'homme, des troubles biologiques peuvent être observés, presque comme chez l'humain :

  • eczéma ;
  • dermites ou dermatoses ;
  • excès de production d'adrénaline, de testostérone ;
  • épilepsie ;
  • hypocondrie ;
  • stress, etc.

En règle générale, le traitement médical n'est que temporaire, voire inefficace.

Troubles comportementaux

Des troubles comportementaux spécifiques sont à craindre comme :

  • l'agressivité ;
  • l'anxiété ;
  • la destruction ;
  • l'auto-mutilation ;
  • l'auto-instrumentalisation ;
  • l'hyperactivité et bien d'autres.

Il s'agit de troubles avant tout de la relation : ni biologiques, ni génétiques, ni comportementaux, mais des troubles anthropomorphiques (troubles du comportement du chien).

Le choix d'un chiot ou d'un chien

La relation particulière de l'homme au chien remonte aux origines de cet animal et son caractère domestique très profondément ancré en lui. Ainsi, le moment du choix d'un chiot ou d'un chien déjà adulte constitue un événement très spécial. En effet, on peut désirer n'importe quel type de chien, ce qui va faire la différence sera notre rencontre avec lui. Il n'y a rien de plus important que de se laisser guider par le « cœur » :

  • Que vous vouliez une race ou une autre, il sera important de voir ce qui vous attire naturellement vers lui et si vous l'attirez en retour.
  • Si ce n'est pas réciproque, il y a moins de chances que cela fonctionne bien.
  • Chiot ou adulte, de race ou non, c'est avant tout une rencontre entre deux animaux sociaux, nous et lui.

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