Comment punir un chien ?

Comment punir un chien ?
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Quel maître n'a pas un jour grondé son chien parce qu'il avait commis un acte répréhensible à ses yeux ! Or, une punition n'est jamais anodine pour un chien : elle s'inscrit dans l'ensemble des interactions qu'il a avec son ou ses maîtres. Une mauvaise punition ou une punition mal comprise aura donc tout l'inverse des résultats attendus. Soyez donc très vigilant ! Voici des conseils pour savoir comment punir un chien.

Zoom sur la punition du chien

L'éducation d'un chien passe aussi par la sanction en cas de mauvais comportements. Mais celle-ci doit être justifiée et compréhensible : si vous punissez votre animal, après lequel vous courez depuis des heures, au moment où vous le rattrapez, il va interpréter que la punition… est la conséquence de vos retrouvailles !

Plusieurs règles sont à respecter pour (bien !) punir :

  • Une punition ne doit pas se faire sous le coup de la colère.
  • Une punition ne se fait qu'en cas de flagrant délit.
  • Une punition doit être constante : ne sanctionnez pas un jour une faute que vous avez laissée faire la veille.
  • Ne punissez pas un chien qui ne répond pas correctement à votre ordre ; cherchez plutôt à comprendre pourquoi celui-ci est mal compris ou mal exécuté.

1 Punissez votre chien au bon moment

Pour que votre chien comprenne le sens de la punition, il faut que celle-ci intervienne au moment où l'acte que vous réprimandez se commet.

Ne punissez pas une bêtise qui est terminée ! Inutile, donc, de disputer votre compagnon à quatre pattes pour le pipi que vous découvrez en rentrant : il ne va pas faire le lien, même si vous lui mettez le nez dedans. Ne croyez pas qu'il sait qu'il a mal fait, même s'il prend un air « coupable » : cette attitude n'est pas de la culpabilité mais de la soumission, car, sachant que vous le grondez parfois à votre retour, il tente de vous apaiser et non de se faire pardonner.

Bon à savoir : seuls les écarts inhabituels de comportement, comme un vol, doivent être corrigés; dans le cas d'un problème d'agressivité, mieux vaut, dès les premiers signes, s'adresser à un professionnel.

Conseil : pour éviter que votre chien ne fasse des bêtises, ne le tentez pas ! Ne laissez pas de la nourriture à sa portée, par exemple, surtout s'il est jeune.

2 Punissez-le par la voix et à distance

La punition orale reste le moyen le plus simple, et souvent le plus efficace, pour stopper un comportement inapproprié.

Un « Non » ferme doit pouvoir arrêter l'animal qui s'apprête à commettre une bêtise. Vous pouvez ensuite renforcer l'interdiction en la faisant suivre par une action positive, une petite caresse ou un encouragement, si votre chien a réagi correctement.

Important : attention à l'escalade ! Si au bout de deux ou trois « Non» le chien continue, passez à une punition plus active, comme l'isolement.

Votre chien peut aussi attendre que vous ayez le dos tourné pour commettre son méfait. Pour le sanctionner, cachez-vous et intervenez vocalement ou en faisant un bruit sec, sans qu'il vous voit. Il devrait finir par comprendre que l'interdit s'applique aussi quand vous n'êtes pas là.

3 Isolez votre chien en signe de réprimande

Le chien aime le contact, et particulièrement avec son maître. L'une des pires sanctions est de l'en priver. Placer votre animal à l'isolement est donc une solution pratique pour lui signifier que ce qu'il fait le met dans une position inconfortable.

  • Après lui avoir dit « Non », mettez votre chien seul dans une pièce.
  • Laissez-le quelques minutes.
  • Puis ouvrez-lui comme si de rien n'était.

À noter : ordonner à son chien d'aller dans son panier est parfois présenté comme une sanction ; les comportementalistes ne partagent pas tous cet avis : le chien doit se sentir libre d'aller ou non dans son panier, lequel doit donc rester un endroit de plaisir ou de refuge et non de « punition ».

3 Évitez d'intervenir physiquement sur votre chien

Avec ou sans journaux, les réprimandes sous forme de claque, même peu forte, ne sont pas conseillées. Non seulement, elles sont souvent administrées sous l'effet de la colère – et donc sans justesse avec le délit commis et plutôt en fonction de votre degré d'énervement –, mais elles peuvent déclencher chez le chien et plus encore chez le chiot de l'anxiété, du stress ou inversement de l'agressivité. Dans tous les cas, elles ne vont pas avoir les effets escomptés.

La seule punition physique reconnue par les comportementalistes est de prendre votre chien par la peau du cou pour l'obliger à coucher ensuite sur le côté, dans une position dite « de soumission ».

Conseil : là encore, il convient d'être prudent, car les chiens réagissent de manière très différente et certains, plus dominateurs, peuvent se rebeller violemment.

4 Apprenez à votre chien au lieu de le punir

De plus en plus de comportementalistes remettent en cause l'idée de punition. Ils considèrent qu'elle n'est pas une méthode d'apprentissage : pour le chien, en effet, il est plus facile d'apprendre un comportement que de comprendre des interdits. Ainsi, il ne sert quasiment à rien de punir un chien qui aboie. En revanche, vous aurez de biens meilleurs résultats en lui apprenant à ne pas aboyer. De même, ne punissez pas un chien qui urine à l'intérieur, mais apprenez-lui à faire pipi dehors…

Important : ne grondez jamais inutilement ; si votre chien s'oublie exceptionnellement dans le salon, demandez-vous ce qui a pu déclencher ce comportement inhabituel ou si simplement vous ne l'avez pas laissé trop longtemps sans sortir…

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